
Personne n’est vraiment certain de l’origine exacte des Orques. Mais une chose sur laquelle tout le monde s’accorde : vous ne les voulez pas près de chez vous. Au mieux, ils feront baisser la valeur du quartier. Au pire, ils brûleront le quartier.
Les Orques croient qu’ils sont les héritiers légitimes de tout ce qui est vert et qu’ils ont le droit de prendre tout ce qui appartient aux personnes qui ne sont pas vertes. En d’autres mots : la planète entière. Heureusement, les Orques souffrent d’un trouble de l’attention dès qu’il ne s’agit pas de massacrer d’autres races. Ce simple problème les a sérieusement empêchés de s’étendre au-delà des frontières d’Orgrak.
Même si les Orques ne sont pas réputés pour leurs talents sociaux, ils brillent au corps à corps sur le champ de bataille. C’est bien connu, un Orque résiste à la douleur. Il continuera d’ailleurs à se battre jusqu’à ce qu’il ne puisse plus bouger.

Parfois, un Orque se montre plus futé que ses camarades et peut prétendre devenir chef. Ces seigneurs de guerre apprennent alors que le pouvoir n’est pas simplement une affaire de force physique. Être seigneur de guerre veut aussi dire garder un œil toujours ouvert sur les autres Orques qui se verraient bien être chef à votre place et n’hésiteraient pas à vous poignarder dans le dos pour y parvenir. L’astuce est de les tenir occupés sur quelque chose d’autre comme les assigner à d’incessantes attaques contre d’autres terres civilisées, les envoyer sur diverses missions en territoires inconnues, ou simplement leur permettre de joindre ces vieilles fêtes de Gobelins. Bien sûr, si cela est nécessaire, le seigneur de guerre devra défendre son titre en brutalisant publiquement et le plus vicieusement possible l’Orque arriviste qui tenterait de lui prendre sa place. Le but est de montrer à tout le monde qui commande.
Le God Rock
Les Shamans de la Lune Hurlante (Screaming Moon Shamans) proclament qu’il y a très longtemps, bien avant l’apparition des autres races, le puissant dieu vert Grezz vomit une quantité d’êtres parfaits. (Les érudits Elfes ont longtemps débattu sur la traduction précise du mot Orque pour « vomir » et sont arrivés à la conclusion qu’il vaut peut-être mieux ne pas y penser). Cette nouvelle race

était celle des Orques, et le monde leur appartenait. Plus tard, d’autres dieux fabriquèrent leurs propres races qui tentent depuis de prendre la terre des Orques.
Les Shamans disent que pour aider ses enfants dans leur lutte de pouvoir, Grezz « lâcha » le God Rock. (Là encore, la traduction littérale de « lâcha » posa problème et conduit bien des chercheurs à conclure que Grezz aurait peut-être été le plus incontinent des dieux). Lorsque les Orques réalisèrent que la roche de la montagne était pleine de minerai, ils commencèrent à l’exploiter pour fabriquer leur armement. La plupart de l’équipement de combat Orque n’est constitué au mieux que de mauvaises copies de l’équipement des autres races. Les métaux du God Rock donnèrent aux armureries de la Broken Tusk quelque chose de nouveau avec lequel expérimenter.
Le God Rock est aussi la cause du départ des Gobelins vers la Forêt Nightshade et les Marais Ferox dans la mesure où les Orques les envoyaient de force dans les mines. Après avoir changé leur approche, les Orques offrirent une petite part du minerai récolté en échange du travail effectué.
Urkgar
Urkgar peut à la limite être considérée comme la capital Orque mais il s’agit en fait plus d’un endroit où ils se réunissent pour affûter leurs armes et comploter sur la domination du monde. Les bâtiments assez grossiers qui s’y trouvent sont plus le fruit d’ajouts successifs que le résultat d’un plan pensé à l’avance.
Il y a d’autres colonies Orques dispersées autour d’Orgark, mais aucune ne rivalise avec la taille et la criminalité d’Urkgar. Urkgar est l’endroit où les Orques se rendent lorsqu’ils ressentent le besoin d’être ensemble et de tuer. Soit à peu près tout le temps.
La ville délabrée, véritable patchworks de bâtiments et de huttes en boue, grouillent de peaux-vertes. Le bazar miteux offre de tout : de la nourriture qu’il ne vaut mieux même pas imaginer, à des herbes exotiques en passant par du matériel rapporté du sud par des marchands Gobelins.
Le chef autoproclamé d’Urkgar est un énorme Orque connu sous le nom de Big Garg. Vu comme le plus mauvais des peaux-vertes ayant jamais foulé la face du monde, Garg s’est entouré d’une vaste tribu de gardes du corps qui obéissent au moindre de ses ordres. Garg est ce qui ressemble le plus à un seigneur de guerre / Maire pour la ville. Sa parole est loi mais ses mots entraînent généralement le chaos et la destruction. Sûrement parce que ce qu’il a à dire implique généralement le fait de tuer, briser, piétiner, etc.
Un cruel sourire s’afficha sur le visage de Grugrak alors qu’il regardait dans la vallée. Entouré de ses lieutenants Orques, il surveillait les troupes de Chevaliers rassemblées dans le champ en contrebas. Derrière lui, la massive horde d’Orques commençait à grogner d’impatience. Il pointa en direction de la verdoyante ferme et de la forêt grouillante de forces Impériales en bas.
« Là, lança Grugrak à ses chefs de guerre. V’voyez ça ?
- Oui, répondit prudemment l’un d’eux.
- Kesse tu vois ? Grugrak fixa l’Orque d’un regard presque fou.
- Euh… des Humains puants !
- Quoi d’autre ?
- … des moutons touffus ?
- Faux ! » Grugrak frappa la tête de l’Orque avec son gantelet renforcé. Il pointa de nouveau en bas de la vallée. « C’est vert. Tout est vert. Les arbres, l’herbe, les collines. C’est tout vert. Et nous sommes quoi ?
- Des Orques ! rugit l’un d’eux.
- N’sommes verts ! cracha Grugrak. Ca veut dire que tout ça a été fait pour nous. Tout nous revient de droit !
- Ouais ! Un tonitruant chœur d’Orques se fit entendre.
- Donc nous allons descendre là-bas et le prendre ! » Grugrak leva le poing en l’air. La horde d’Orques s’anima et, tout en grognant, chargea droit vers les Chevaliers dans la vallée. Grugrak sourit intérieurement alors qu’il se lança à l’assaut. « A la fin de la journée, nous danserons dans des tripes humaines ! »